
Du 10 au 21 novembre 2025, Belém – Brésil
La planète se tourne vers l’Amazonie. Belém, capitale de l’État du Pará au Brésil, accueille la 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) (UNFCCC, 2025).
Un lieu hautement symbolique : au cœur de la plus vaste forêt tropicale du monde, là où se joue une grande part de l’équilibre climatique de la Terre.
Une COP historique, dix ans après l’Accord de Paris
Dix ans se sont écoulés depuis l’Accord de Paris (COP21, 2015). Les États doivent désormais présenter de nouveaux engagements climatiques (NDCs) plus ambitieux : réduire drastiquement les émissions mondiales, renforcer l’adaptation, et mettre en place un financement équitable pour les pays les plus vulnérables.
Cette édition, présidée par le Brésil, s’annonce décisive : la communauté internationale doit prouver que la promesse du +1,5 °C peut encore être tenue.
Trois priorités au cœur des négociations
L’Amazonie, mais aussi le Bassin du Congo et les forêts d’Asie du Sud-Est, sont mises en avant comme des régulateurs essentiels du climat mondial.Le Brésil souhaite faire de Belém le symbole d’un nouveau pacte nature-climat, valorisant les écosystèmes et les peuples autochtones qui les protègent.
La WMO et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) rappellent que les populations du Sud subissent déjà les effets les plus sévères du réchauffement : sécheresses, inondations, insécurité alimentaire. Les négociations portent sur la mise en œuvre du Fonds pour les pertes et dommages, adopté lors de la COP28 à Dubaï, et sur le nouveau objectif de financement mondial (NCQG), appelé à dépasser les 100 milliards USD/an promis en 2009.
Selon la Commission européenne et le GIEC, les engagements actuels mènent vers un réchauffement de +2,7 °C. Chaque pays est donc invité à renforcer son plan : réduire les émissions d’au moins 43 % d’ici 2030 (base 2019), transformer ses systèmes énergétiques et favoriser les technologies bas-carbone.
Et la RDC dans tout cela ?
La République Démocratique du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde : le Bassin du Congo.
Ce poumon vert joue un rôle crucial dans la séquestration du carbone et la stabilité climatique mondiale.
À Belém, la RDC défendra :
Mais au-delà de la diplomatie, cette conférence interpelle aussi nos politiques nationales : comment aligner le Code minier, la fiscalité verte et les projets de développement sur la trajectoire climatique mondiale ?
Le regard de Decarbone RDC
Pour Decarbone RDC, la COP30 représente une opportunité unique :
celle de montrer que l’Afrique centrale n’est pas seulement victime du changement climatique, mais qu’elle peut être un acteur majeur de la transition écologique mondiale.
Nos actions locales — reboisement, économie circulaire, valorisation du plastique, sensibilisation des jeunes s’inscrivent déjà dans cette dynamique globale.
“L’avenir se joue à Belém, mais il se construira aussi à Kinshasa, à Goma, à Kisangani, dans nos écoles, nos forêts et nos communautés. Le climat n’appartient pas à un continent : il appartient à l’humanité tout entière.”
Et après ?
Les négociations de Belém devraient aboutir à un nouvel objectif chiffré de financement climatique (NCQG) ; la mise en œuvre opérationnelle du Fonds pertes et dommages ; et un renforcement des NDCs nationales et des engagements pour les forêts tropicales.
BETTAVER Sarina
📚 Sources :
UNFCCC (2025) ; World Meteorological Organization (2025) ; European Commission – DG Climate (2025) ; Al Jazeera (10 nov. 2025) ; Reuters (9 nov. 2025) ; Connaissance des Énergies (2025) ; Pacte Mondial (2025) ; Brookings Institution (2025).

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